En effet, la détérioration des conditions matérielles de vie des Québécois est palpable : la crise du logement qui impose à 20 % des Québécois de donner la moitié de leur salaire en loyer, l’inflation galopante qui pousse un tiers des ménages à s’endetter pour manger, ou encore le sous-investissement massif qui a conduit au piètre bilan de 38 % des hôpitaux québécois jugés par le gouvernement comme en mauvais ou très mauvais état. Ce constat entraîne inévitablement un sentiment de déclassement.